
Vraiment sympa les Torontois... Et ce malgré quelques petits ennuies liés à la livraison du dernier chandail que je me suis procuré chez eux... Mais malgré ce petit contre-temps, leurs produits n'en demeurent pas moins d'une qualité exceptionnelle, sans compter à un prix bien en-dessous de leurs compétiteurs et avec un coût de shipping moindre. On se sent même gênés d'appliquer autant de codes d'escomptes à leur marchandise, tellement le prix est ridiculement bas. Je m'en suis tiré pour 16$ avec cette merveille de l'habillement signée Derek Deal. Une oeuvre très fortement influencée par l'univers schizophrénique de Lewis Caroll qui tombe à point étant donné le récent dévoilement de l'accoutrement de Johnny Depp dans le rôle du "chapelier fou" pour le prochain film de Burton. Un chapelier à l'allure très, voir trop, gothique et pas assez "british" et déjanté comme on a l'habitude de se le figurer dans l'imaginaire collectif. C'est donc en guise de reconnaissance que je fais, sans scrupules, la promotion de leur nouveau venu.
Je m'en veux déjà... Je ne devrais pas, techniquement, prendre autant de temps pour rédiger cette "chronique" dont tout le monde se fout, de toute façon, alors que se multiplient les travaux de fin de session et se divise le temps alloué pour les remettre... Enfin... Je me dois tout de même d'exposer à la face du monde mes récentes découvertes et par le fait même d'avoir recours à la rédaction de cet article comme exutoire à toutes la grisaille qui nécrose ma joie de vivre et atrophie ma bonne humeur. La fadeur monotone et déprimante de l'éclairage au néon et des écrans plasma semble tranquillement faire pâlir tout ce qui m'entoure; tout mon environnement de travail semble se fondre en une plate nature morte, un camailleux constituée de nuances de jaune désaturées et de blanc...
Enfin, sur une note un tantinet plus joyeuse, quoi de mieux pour tenter de se garder éveillé après une longue nuit de travail acharnée, la veille de la remise du "gold master" d'un projet qui compte pour la moitié de la session, que ma nouvelle trouvaille en matière de "death technique": Blotted Science, un espèce de croisement entre Sleep Terror et Necrophagist. Un véritable petit bonbon que je n'ai malheureusement pu savourer avec autant d'appétit que si je ne rasais pas de m'endormir à tout bout de champs, les écouteurs sur les oreilles, le capuchon sur la tête, blottis au fond d'un transport en commun, bercé par la suspension de l'autobus qui déambule nonchalamment dans les petites rues enneigées de mon quartier encore désert à une heure si matinale...
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